mercredi 16 mai 2012

Top 5 des parasites animalier les plus effrayant


Hier, j'ai retrouvé une vieille cassette VHS dans un placard. Après avoir avoir remis la main sur mon magnétoscope, il s'est avéré que le film enregistré était Alien. Pour les plus jeunes, c'est l'histoire d'un monstre extraterrestre parasitant le corps d'un pauvre astronaute pour y implanter ses œufs jusqu’à leurs éclosions. Bien évidement, il n'existe pas de tel parasite capable d'une telle atrocité sur l'homme mais tout les animaux de notre planète ne sont pas aussi chanceux que nous.

1.Cymothoa exigua, l'amateur de french-kiss

Ce parasite est un crustacé long d'environ 3 cm qui se nourrit de la langue du vivianeau rose, un poisson du pacifique. Il attend patiemment qu'un poisson passe dans son secteur, puis se faufile à l’intérieur en passant par les branchies, il s'agrippe à la langue de son hôte en passant par ses branchies. Une fois solidement cramponné, le cymothoa se nourrit du sang qui irrigue la langue du vivianeau. A fil du temps, le parasite grossit et la langue finit par être totalement atrophiée. Le corps du parasite fait alors office de langue pour le poisson. A ce stade, le cymothoa ne se nourrit plus de sang mais du mucus du vivianeau, sans toucher aux aliments ingérés par ce dernier. Le plus étonnant dans cette cohabitation est  que le poisson peut continuer à mener une vie normale sans se soucier du parasite qui remplace désormais sa langue.





2.Leucochloridium paradoxum, les yeux de la mort.

Quand on est un ver parasite, notre cycle de reproduction relève parfois du chemin de croix. Le Leucochloridium paradoxum semble avoir trouvé la parade ultime pour parvenir à ses fins. Ce ver ne peut se reproduire que dans le système digestif d'un oiseaux, lieu ou il atteint sa forme adulte. Bien au chaud dans cet oiseau, ils pondent des œufs, qui ne peuvent éclore qu'a l'extérieur. Ils sont expulsés par les fientes du volatile. Une fois que les larves éclosent, ils leur faut trouver un moyen pour se faire manger par un oiseau. La larve étant trop petite, elle a besoin d'un coup de main pour se faire repérer. Elle va donc utiliser un escargot. Une fois qu'un escargot aura consommé la fiente d'oiseau dans laquelle la larve s'était réfugiée, la larve va remonter tout le système digestif de la bête à coquille pour se loger dans ses yeux. Prenant le contrôle du gastéropode, la larve va transformer les yeux de l'animal en excroissance multicolore et pulsatile, reproduisant à merveille la forme d'une chenille. Afin d'être sur d'être vu par un oiseau, la larve prend le contrôle de l'escargot et lui ordonne d'arrêter de se cacher sous les fourrés et d'aller plutôt s'exposer à la vue des bêtes à plumes. L'oiseau, croyant avoir repéré une chenille, se jette alors sur l'escargot pour lui manger les yeux, ingérant au passage des larves de leucochloridium.

 

 

3.Sacculina carcini, la voleuse de corps

La rencontre entre un crabe et ce crustacé parasite ressemble beaucoup au début de la romance entre le vivianeau et le cymothoa. La larve femelle de crustacé parasite dérive au gré du courant en attendant la rencontre avec un crabe. Une fois trouvé, la larve va alors cherché une faille dans la carapace solide de l'animal, l'articulation d'une de ses pattes est souvent la meilleure porte d'entrée. Une fois à l'intérieur le cauchemar commence pour le crabe, la larve va grossir à l'intérieur de l'organisme, se nourrissant des organes non vitaux de l'animal. Elle déploie ses ramifications dans tout le corps et finit par émerger sous forme de protubérance au niveau de l'appareil génital du crabe. Le crabe n'est plus qu'un zombie et agit selon le bon vouloir de la sacculine. Elle va modifier son équilibre hormonal, l'empêchant de muer, de réparer ses pinces endommagées et le stérilisant afin de mieux servir sa propre reproduction. Le parasite pousse même le vice jusqu'à utiliser le crabe pour se faire féconder et obligera même la pauvre bête à s'occuper de ses œufs comme s'il s'agissait des siens.

 

 

 

4.Ampulex compressa, la guêpe chirurgienne

Lorsque l'ampulex compressa cherche à se reproduire, elle ne cherche pas de nid comme le fera n'importe quel insecte. Son truc à elle c'est les cafards. Lorsqu'elle en a repérer un, elle va commencer par l'attaquer en lui plantant son dard venimeux à un endroit bien précis, au niveau d'un de ces ganglions lymphatiques. Cela a pour effet de le paralyser temporairement, suffisamment longtemps pour lui assener une seconde piqûre dans la zone du cerveau contrôlant le réflexe d'évasion. En effet le but pour l'ampulex est d'emmener le cafard jusqu'à son nid, malheureusement elle est trop petite pour transporter sa proie. Elle va donc tirer le cafard, totalement soumis, par ses antennes. Une fois arrivé à bon port, la guêpe va commencer à pondre dans l'abdomen de sa victime. Trois jours plus tard, une larve éclot et commence à se nourrir des organes internes du cafard toujours en vie. 1 mois plus tard, une jeune guêpe adulte s'extraie du cafard pour recommencer le même cycle sur une autre victime.

. 

 

 

5.Cordyceps unilateralis, le hacker de cerveau

Contrairement aux précédents exemples, ce parasite est un champignon. Je vous avait déjà parlé de cette famille de champignon lors d'un précèdent article ( cf le Cordyceps sinensis, le champignon le plus cher du monde) et il semblerait que ces champignons se soient spécialisé dans la zombification d'insecte. Les spores du cordyceps unilateralis se déposent sur la surface externe de la fourmi, et vont se mettre à germer à l'intérieur en passant par les orifices respiratoires de l'insecte. Le champignon va s’étendre dans tout le corps de la bestiole en déployant ses filament et se nourrissant des tissus mous et des organes non vitaux. Une fois qu'il est suffisamment fort pour se reproduire, les filaments du champignons vont atteindre le cerveau et perturber l'animal en produisant une substance qui va altérer la façon dont la fourmi perçoit les phéromones. Complètement déboussolée, la fourmi va alors monter au sommet d'une plante et se cramponner solidement à l'aide de ses mandibules. Ce n'est qu'a ce moment que le champignon va abréger ses souffrances en dévorant son cerveau. Il se met ensuite à pousser en perforant l'exosquelette de l'insecte. Le fait que la fourmi se soit positionner au sommet d'une plante va assurer une meilleure propagation des spores du champignon vers de futures fourmis hôtes.


Le bonus Kulturel:


Source: Axolot, Tumourrasmoinsbete

2 commentaires:

  1. Très intéressant, j'ignorais que des organismes ayant des stratégies d'attaque aussi complexes existaient.

    RépondreSupprimer
  2. exactement les meme exemple que le site axolot mais avec des description toujours aussi bonnes ;)

    RépondreSupprimer